Utilisation d’un Snoot en Macro

Salut les Amoureuses / eux du Monde du Silence !

Snoot – Nikon D800 – ISO 100 – 60 mm – f18 – 1/80 s

Pour celles et ceux qui aiment la photographie rapprochée et en macro, je vais vous partager comment mettre en valeur votre sujet en l’isolant de son contexte. si vous ne l’avez pas encore lu je vous invite à lire l’article précédemment publié sur l’isolation (Améliorez vos photos grâce à l’isolation). Une technique simple consiste à utiliser un Snoot… Un quoi ? Je m’explique dans les lignes qui suivent.

Alors qu’habituellement nous cherchons  à avoir un flash qui couvre une zone aussi large que possible pour bien éclairer toute la scène, en photo macro / rapprochée, nous pouvons vouloir n’éclairer qu’une petite zone, un peu comme un spot directionnel mettant un valeur un artiste sur scène. Donc, avec un Snoot vous pouvez éclairer votre sujet en plongeant le reste de votre photo dans la pénombre, voir l’obscurité. Nous avons tous vu des photos de ce type. Elles sont d’un très bel effet.

Mise en pratique

En mettant un cône sur votre flash, il est possible de réduire cet angle. En augmentant la vitesse de la prise de vue et/ou en fermant le diaphragme, nous allons pouvoir éliminer la lumière ambiante (cf. l’article sur le sujet: Contrôle de l’ambiance d’arrière-plan) et apporter par le flash celle qui est nécessaire à l’exposition du sujet principal (ou éventuellement une lampe si celle-ci apporte une lumière suffisamment plus puissante que la lumière ambiante: c’est le cas dans des eaux chargées, en plongée de nuit, en plongée profonde, dans une cavité, sous un surplomb, …

Snoot maison – Sony RX100 M5 – ISO 400 – 55 mm – f10 – 1/160 s

Outre la mise en valeur de votre sujet en plongeant l’environnement dans l’obscurité, vous évitez d’éclairer une partie des suspensions. Seules celles qui se trouvent dans le faisceau de lumière entre le snoot et le sujet peuvent apparaître sur la photo (en fonction de l’orientation du flash). Ce qui n’est pas éclairé, ne peut pas apparaître.

Vous trouverez différents types de snoot sur le marché à des prix très variables et aux fonctions parfois très poussées comme le Retra. Vous avez ci-desous un exemple de snoot pour l’Inon Z-240 qui se visse et a différentes configuration possibles pour obtenir des zones d’éclairage de tailles diverses.

 

Un modèle de snoot qui se fixe sur le flash à l’aide de vis avec la partie principale qui est amovible grâce à une charnière. 
Voici la configuration que j’utilise le plus. La réduction est suffisamment importante sans l’être trop. C’est déjà assez technique de bien placer le faisceau de lumière sur le sujet lorsque le snoot est sur le bras de flash.
La version la plus fine. Vu le décentrement de la lampe pilote (pour un inon Z-240) et la faible ouverture, le positionnement est très difficile. De plus, le faisceau est tellement étroit que la zone éclairée est très petite, il faut donc un grossissement très important ou souhaiter une grande zone non-éclairée.
Snoot – Nikon D800 – ISO 640 – 60 mm – f18 – 1/200 s

L’utilisation d’un snoot est une technique créative qui apportera rapidement une apparence nouvelle à vos photographies. Elle demande aussi une maîtrise plus précise du positionnement du flash. Lorsque le flash à une grande couverture, un positionnement imprécis peut-être compensé par l’éclairage large. Avec le snoot, la zone éclairante doit être bien orientée. C’est probablement la partie la plus difficile à maîtriser. Ici aussi, profitez de vos entraînements en piscine pour vous perfectionner ou acquérir de nouvelles compétences (Cf. Les avantages de s’entraîner en piscine).

Vous pouvez également en construire un vous-même à petit prix. Vous n’aurez peut-être pas toutes les mêmes fonctionnalités ou la même ergonomie cependant cela vous permettra de démarrer et de savoir si cela vous plait. De même, cela donnera un cachet unique à vos photos puisque le modèle ne sera pas industriel.

Je vous prépare d’ailleurs un article sur le sujet. Abonnez-vous à ma page Facebook pour ne pas rater la sortie de cet article dans les prochaines semaines.

Si vous ne l’avez pas encore fait, n’hésitez pas à télécharger gratuitement mon livre numérique “4 étapes pour réussir ses photos macro sous l’eau” ou à me laisser un commentaire sur les sujets que vous souhaiteriez que j’aborde pour vous aider.

 

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2 Comments

    1. Bonjour Yves,
      Merci pour cette question.
      Pour la gestion du flash, ils sont reliés par câble optique et placés en mode S-TTL (2x Inon Z-240). Chacun a son snoot.
      Ensuite l’appareil est en mode manuel pour l’exposition. La mise au point est à 99 % du temps en automatique. Le % restant c’est pour la super-macro.
      Vu que le snoot expose mon sujet, je mets la mesure d’exposition de l’appareil sur “centre pondérée” ou “spot” (si vous n’êtes pas familier avec ces termes, voici un article qui en parle: http://www.plongeephoto.com/comment-choisir-son-mode-de-mesure-dexpostion/). Le choix entre les deux est fonction de la taille de mon sujet dans la photo (centre pondéré=plutôt grand et spot= plutôt petit).
      Ainsi l’appareil n’essaye pas de vouloir exposer ce qui est dans l’ombre du cône de lumière du snoot.
      Si le sujet est fort sombre, autour cela risque d’être trop clair et inversement. Alors je joue avec la compensation des flashs sur les boîtiers Inon. Je le fais sur les flashs plutôt que la commande du signal de flash de l’appareil car je peut vouloir ne modifier qu’un des deux flashs ou les modifier différemment pour un rendu plus subtil.
      Et pour être tout à fait honnête, pour obtenir de bonnes photos, il faut s’y reprendre à plusieurs fois, non pas que tout soit à jeter au premier déclenchement, mais j’oublie parfois certains réglages ou l’appareil ne me donne pas toujours ce que je veux. Je considère que les premières photos sont comme des esquisses qui me permettent de m’approcher du résultat final.
      Pour terminer, il y a aussi la post-production dans Lightroom qui permet de peaufiner le résultat car tout n’est pas sous contrôle en plongée (j’enfonce les portes ouvertes) et le temps est limité (je persiste et signe).
      Il y a peu de magie, si ce n’est celle de votre enthousiasme et de votre travail 😉 qui porteront leurs fruits.
      Est-ce que cela répond à votre question ?

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