Flash esclave déporté – La base

   Bonjour les Amoureuses / eux du Monde du Silence.

Vous avez sans doute déjà vu de ces photos avec une source de lumière qui semble sortir de nulle part ? On ne voit pas de plongeur, et pourtant un halo lumineux semble sortir du sol éclairant un cockpit, l’intérieur d’une épave ou d’une cavité… Ou encore ces photographies provenant d’une plongée souterraine où les galeries sont éclairées de loin en loin avec des plongeurs qui ont une aura lumineuse dans leur dos.

Tout cela est obtenu avec l’utilisation de flash déportés. Bien que l’on commence à voir ce type de photos avec des lampes à LED ultra puissantes, les flashs déportés restent encore une solution efficace (puissance disponible et réglage de celle-ci) pour jouer avec la créativité et découvrir un nouveau pan de la photographie sous-marine. C’est une technique un peu avancée qui nécessite de travailler en manuel. Dans cet article, je vous explique rapidement la base et sans chichi technique.

Le principe
  1. L’appareil photo donne son signal de flash qui déclenche les flashs externes liés au caisson
  2. La lumière de ces premiers flashs liés à l’appareil photo est détectée par les capteurs déportés. Ils envoient alors un signal aux flashs déportés (non reliés au caisson) auquel ils sont connectés.
  3. Les flashs déportés reçoivent le signal et déclenchent.

Tout cela se produit en quelque millisecondes … à la vitesse de la lumière et de l’électronique: une fraction de la prise de vue. Leur lumière crée la photo.

Les problèmes des flashs automatiques et les déclencheurs

Les flashs en mode automatique envoient des pré-éclairs pour mesurer la puissance nécessaire pour une bonne exposition. Cela perturbe les détecteurs qui ne sont pas prévus pour cela. Ils détectent cet éclair et déclenchent les flashs déportés alors que ce n’est qu’un “test”. L’appareil détecte cette lumière et en déduit – à tort – qu’il y a beaucoup de lumière et que l’éclair du flash final doit être faible. De plus, lorsque l’éclair principal arrive, les flashs sont déchargés et ne déclenchent pas.

En manuel

Il faut donc travailler en manuel: aussi bien pour les flashs que pour l’exposition.

Le flash de l’appareil: pour qu’il n’émette pas de pré-flash puisque cela fait déclencher arbitrairement ou trop tôt les flash esclaves

Le flash déporté: pour qu’il n’émette qu’un éclair: celui de la photo.

L’exposition: car nous voulons éviter que l’appareil soit dupé par les flashs esclaves et la quantité de lumière disponible. Nous voulons pouvoir contrôler l’équilibre entre lumière ambiante et lumière artificielle. C’est surtout vrai dans les eaux sombres.

La vitesse: En fonction des modèles et de de votre configuration il faudra déterminer la vitesse maximale avec laquelle le détecteur et votre flash esclave peut travailler. Sur base de mon expérience, je peux monter jusque 1/200-1/250 s.

Avantages et inconvénients

Avantages:

  • Apporte de la lumière au-delà de ce que les flashs liés au caisson permettent de faire
  • Donne une nouvelle dimension et de nouveaux aspects créatifs
  • Contrôle complet des détails techniques de la prise de vue
  • Si vous êtes un peu geek sur les bords, c’est top

Inconvénients:

  • Demande de travailler en full manuel
  • Transport de matériel supplémentaire
  • Investissement pour avoir un  déclencheur et un flash supplémentaire (un flash non-TTL d’occasion fera l’affaire puisque nous n’utilisons que le mode manuel: c’est moins cher)
  • Difficulté à orienter (un support sous-marin pour flash est pratique)
  • Difficulté à gérer la puissance lorsque l’on a des flashs différents
  • Le résultat ne se voit qu’après la prise de vue (alors qu’une lampe donne un aperçu visuel direct mais avec moins de puissance et/ou moins de possibilité de gestion de la puissance)
  • En fonction de la lumière ambiante, cela ne déclenche pas toujours comme on le souhaite
  • Sensible au flash d’autres photographes
Quel matériel ?
Le Sea & Sea Y90DX avec son détecteur optique.

Certains flash possèdent déjà un détecteur de flash. Principalement ceux qui peuvent être reliés par fibre optique à votre caisson. En fonction des modèles cela fonctionnera plus ou moins bien. Il faut noter aussi que la cellule photosensible doit être orientée vers vos flashs primaires. Cela veut dire que :

  1. votre flash est visible dans votre image
  2. l’orientation de votre flash est conditionnée par cette contrainte. Vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez. Cela peut même rendre l’utilisation impossible en fonction de la construction de votre flash

Il existe donc des cellules photosensibles dédiées. J’ai eu l’occasion de tester 3 marques

  • Heinrichs Weikamp : léger, petit, en plastique. Permet de connecter un flash avec un câble électrique. Leur site est ici.
  • Trigger Fish : plus volumineux, plus lourd, apparemment plus robuste. Permet de connecter un flash avec un câble électrique. Leur site est ici.
  • Anglerfish Trigger : Le plus gros et volumineux. Il permet cependant de connecter deux flash par câble optique et un flash par câble électrique. Leur site web est ici.
  • Subtronic : petit, en verre. Je ne l’ai pas testé mais il est bien tentant. Il permet de connecter un flash avec un câble électrique. Leur site est ici.
Les trois cellules: de gauche à droite, du plus petit au plus gros: RSU-N, Trigger Fish, Triggrer Angler Fish.

Ces modèles sont les plus utilisés par des photographes et plongeurs Teck. Ce n’est pas une garantie absolue, mais c’est déjà un bon signe ;-). Il existe sûrement d’autres marques que je ne connais pas. Si vous en utilisez, mettez le dans les commentaires.

Conclusion

Cet accessoire offre une nouvelle source de créativité qui font sortir vos photos de l’ordinaire. Cela nécessite malgré tout un investissement financier et en temps pour étendre ses connaissances. Bon amusement.

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