Dans les herbiers – la tête en bas

Je ne sais pas chez vous, mais le printemps et le début d’été en Belgique ont été très chauds et ensoleillés. Lorsque le soleil brille et que le thermomètre monte au-delà des 30°C, mes écailles frétillent et l’appel de l’eau est irrésistible.

Herbier Ekeren – Sony RX-100-V

Ces conditions sont aussi propices au développement de grands herbiers en eau douce. Espaces privilégiés pour le développement d’une chaîne de vie, vous y trouverez surtout des plantes aquatiques et pas des algues comme en mer. Elles ont en effet des racines et non des crampons.

Ces plantes peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur. En me déplaçant en lisière de ces forêts sous-marines, j’ai toujours envie d’en capturer la magie, la majesté. Si vous aussi êtes subjugués par ce décors, je vous recommande un grand angle pour les photographier. Plus vous aurez un champs large, plus vous capturerez cette immensité. Les déformations inhérentes à ces focales (petit chiffres = grand angle), exacerbent la beauté du décor.

Lorsque la pente le permet, mettez-vous en contre-bas. Photo Jonathan VANIEUWENHUIZE

Mais comment capturer et rendre compte au mieux ces impressions ressenties in situ. Ce sentiment de grandeur et d’enveloppement comme dans une forêt peut se rendre en pointant l’objectif en forte contre plongée, voir vers la surface. Pour y arriver, il faut donc être au plus proche du sol. Sur le ventre peut ne pas être suffisant, sauf si le sol est en pente.

Cela est possible en s’orientant la tête en bas ou en se mettant sur le dos. Cette position est assez technique car nos sens sont trompés et pour peu que notre matériel de plongée ne soit pas parfait, de l’eau dans le masque nous remonte dans le nez ou sur les yeux. De même, la respiration au détendeur peu devenir plus difficile avec une force à l’inspiration plus importante et de l’eau qui passe par les membranes d’expiration. Ici donc, un bon matériel de plongée nous facilite la vie et rend la prise de vue plus confortable.

Herbier – Platte-Taille (Barrage de l’eau d’heure) – D800

Outre le principe de la position inhabituelle, sa réalisation demande de la précaution pour ne pas se vautrer tel un lamantin cherchant sa nourriture dans le sol. Depuis la position verticale  ou horizontale en pleine eau, il faut se laisser descendre doucement sur le dos.

Dans la position tête en bas, je me prends souvent les palmes dans le cadre :-). Faites attention à ne pas les y inclure non plus, sauf pour l’exemple ou une photo comique.

Une fois la prise de vue effectuée, il faut remonter en jouant avec nos poumons ballastes ou avec le gilet de stabilisation. Évitez de vous retourner sur le sol, vous arracheriez ces belles plantes que vous aimez photographier. Vous remontez ainsi tel un astronaute en impesanteur avant d’effectuer votre retournement. C’est un exercice inhabituel, un peu technique et qui rend très zen.

A vous les aquanautes, à vos caissons, photographiez et partagez vos photos d’herbiers!

 

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